L’huile de coco se révèle très à la mode ces dernières années auprès des blogueurs Healthy. Que ce soit en cuisine, cosmétique, soins, entretien, elle est présentée comme l’élément incontournable de nos placards. Mais qu’en est-il vraiment côté cuisine ?
Ses caractéristiques
L’huile de coco est commercialisée sous deux formes principales, selon son mode de production :
- l’huile de coco vierge (qui est obtenue par pressage à froid de l’albumen frais de la noix de coco
- l’huile de coco raffinée, dite huile de coprah, est obtenue par pressage à chaud de l’albumen séché ; elle est raffinée et désodorisée. Elle est alors utilisée pour la fabrication du monoï, ou dans de nombreux produits agroalimentaires, dont la Végétaline.
L’huile de coco se présente la plupart du temps sous forme solide, il faut donc la chauffer pour qu’elle retrouve un aspect liquide.
En parlant justement de chaleur, l’huile de coco supporte les hautes températures : elle ne se détériore pas sous la chaleur et ne devient pas toxique, ce qui en fait une huile intéressante pour la cuisson.
La qualité de ses graisses
L’huile de coco n’est quasiment composée que d’acides gras dits « saturés ».
Ces acides gras se révèlent être indispensables à notre organisme néanmoins nous en consommons aujourd’hui en excès, ceci entraînant une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires
Pour aller plus loin, consultez mon article sur les lipides, notamment les acides gras saturés
L’huile de coco VS l’huile de palme
L’huile de coco est constituée à 92% d’acides gras saturés tandis que l’huile de palme n’en contient que 50%. En comparaison, le beurre est composé à 68% de ces acides gras dit « saturés », l’huile d’olive à 15% et l’huile de colza à 7%.
L’huile de coco se révèle donc être beaucoup plus riche en acide gras saturés que la plupart des matières grasses.
Là où l’huile de coco se démarque pour certains de ses copains, est que celle-ci est constituée à 60% des acides gras saturés particuliers, nommés triglycérides à chaîne moyenne (TCM). Ces TCM vont aller directement du tube digestif vers le foie, et ainsi apporter plus rapidement de l’énergie aux cellules (cœur, cerveau, muscles)
Mais comme évoqué plus haut, notre alimentation quotidienne occidentale nous permettant déjà de fournir de l’énergie rapidement à nos cellules, la teneur en TCM de l’huile de coco n’apporte donc rien d’intéressant.
L’huile de coco se présente en revanche comme intéressante dans les modèles d’alimentation low-carb ou cétogène (riches en graisses et pauvres en glucides) puisque ces TCM permettront de produire plus facilement et plus rapidement un carburant alternatif aux glucides pour les cellules.
Côté vitamines et minéraux alors ?
La noix de coco fraîche est un aliment riche en vitamines et en minéraux. Mais sa transformation en huile lui fait perdre tous ses avantages nutritionnels.
Elle ne contient plus aucun minéraux et quasiment plus de vitamines, mis à part des petites quantités de vitamine E qui lui confère un léger rôle antioxydant.
L’avantage que garde cette huile se rapporte à sa teneur en agents anti-bactériens qui aident à lutter contre les infections intestinales.
Ce que j’en pense
A mon sens, l’huile de coco est loin d’être indispensable dans vos placards puisqu’elle n’apporte rien d’exceptionnel par rapport aux autres huiles et n’a pas pour objet de subvenir à des besoins naturellement carencés pour votre organisme.
Privilégiez des huiles riches en oméga 3 (lin, noix, colza) et en oméga 9 (olive, colza, sésame)
Si vous devez en consommer, choisissez-la vierge extraite à froid afin de bénéficier de la vitamine E et des agents anti-bactériens et évitez l’huile de coco désodorisée (coprah) riche en acide gras trans si elle est partiellement hydrogénée
Pour ma part, j’utilise l’huile de colza pour les assaisonnements et l’huile d’olive pour la cuisson. Évidemment ce modèle d’utilisation n’engage que ma propre responsabilité et il vous appartient de faire vos propres choix